Du fait de la forte absorption par la couche dozone, tout photon dont la longueur donde est inférieure à 280 nm au niveau du sol est très vraisemblablement dû à lactivité humaine (ou à léclairage), ce qui est finalement un bienfait puisque ces photons de faible longueur donde possèdent une énergie suffisante pour provoquer la rupture de nombreuses chaînes chimiques. Nous avons trouvé de multiples façons dutiliser cette capacité à casser des liaisons chimiques dans le traitement des matériaux. Le rayonnement à 254 nm est utilisé pour éliminer les matières organiques des surfaces optiques et wafers de semi-conducteurs. Le « rayonnement germicide » (UVC) est utilisé à des fins de stérilisation, et on trouve encore des lampes germicides dans certaines boucheries européennes. Le nettoyage par les UV est largement utilisé dans lindustrie et la dentisterie. Le Ministère de lénergie actuel a parrainé des travaux effectués au Laboratoire national de lénergie renouvelable (National Renewable Energy Laboratory, NREL) de Golden (Colorado) visant à utiliser la nature agressive des rayons ultraviolets (solaires) pour détoxiquer les déchets dangereux.
Laugmentation constatée des UVB est source de préoccupation, en raison de limpact de ces derniers sur de nombreuses molécules biologiques particulièrement importantes. Il est pour lors impossible dévaluer la gravité du problème potentiel qui risque de se poser, et ce pour deux raisons principales : dune part la pénurie de moyens de mesure fiables de la charge dultraviolets, et dautre part lincertitude permanente à laquelle nous sommes confrontés quant à limpact des ultraviolets.
Figure 1 : Le spectre terrestre, la courbe photopique, et la photosynthèse.Les UV incertains définition des UVA, UVB et UVC
Les rayonnements UV présentent de nombreux défis techniques. Les indices de transmission et de réfraction de nombreux matériaux optiques varient rapidement dans lultraviolet. Les détecteurs et les revêtements optiques ainsi que certains matériaux permettant de filtrer les UV (cf. figure 2) ne sont pas stables en raison des variations induites par les photons de haute énergie. La définition même des UVA, UVB et UVC fait lobjet de discussions. La Commission Internationale déclairage (CIE), lautorité mondiale chargée de rédiger les définitions relatives aux rayonnements optiques, sécarte de la conception traditionnelle dans sa définition des différents domaines.
Tableau 1 : Définition des domaines UV
|
UVC |
UVB |
UVA |
| CIE |
100 - 280 nm |
280 - 315 nm |
315 - 400 nm1 |
| Versions traditionnelles |
200 - 290 nm |
290 - 320 nm |
320 - 400 nm2 |
| £280 nm |
280 - 320 nm |
320 - 400 nm3 |
1) International Lighting Vocabulary (Vocabulaire international de léclairage), Publ. CIE n° 17.4
2) UVA Biological Effects of Ultraviolet Radiation with Emphasis on Human Responses to Longwave Ultraviolet (Effets biologiques du rayonnement ultraviolet UVA et réponses de lorganisme humain aux ultraviolets de grande longueur donde), Parrish et al, Plenum Press, 1978
3) Influences of Atmospheric Conditions and Air Mass on the Ratio of Ultraviolet to Solar Radiation (Influence des conditions atmosphériques et de la masse dair sur le ratio ultraviolet / rayonnement solaire), Riordan, C. et al, SERI/TP 215 3895., Août 1990
La plupart des instruments de mesure des UVB utilisés aux États-Unis, ainsi que la plupart des publications, utilisent lune des définitions traditionnelles. Meyrick et Jennifer Peak, de lArgonne National Laboratory (Laboratoire national dArgonne), ont avancé de manière très convaincante lhypothèse quil existait de bonnes raisons de conserver la limite historique de 320 nm séparant les UVA des UVB. Les différences peuvent sembler minimes mais savèrent extrêmement significatives. 5 nm représentent 14 % de lintégralité de la gamme UV, mais la rapidité avec laquelle les UV solaires terrestres traversent la plage de longueur donde 290-320 nm confère une importance disproportionnée à lemplacement exact de ces frontières. L'important est de savoir quelle définition retient la publication ou le dispositif de mesure de référence. Nous utilisons ici :

Figure 2 : Modification de la transmission d'un filtre après irradiation aux UV.Mesure des UV solaires et simulés
Pour réaliser un travail quantitatif de précision, on préfère utiliser des mesures spectroradiométriques détaillées plutôt que des données issues de capteurs dUVB ou dUVC. Lors de lutilisation dun dispositif de mesure à large bande équipé dun filtre destiné à ne laisser passer que les rayons UVB, la distribution spectrale de la source de létalonnage doit correspondre à celle de la source inconnue. Des études répétitives indépendantes réalisées par Diffey et Sayre ont mis en évidence que lutilisation de dispositifs de mesure large bande étalonnés pouvait conduire à des erreurs considérables en raison de la non correspondance entre létalonnage et le spectre mesuré.
La spectroradiométrie est une technique plus complexe que la simple utilisation dun dispositif de mesure. La vitesse de traversée très rapide des UV terrestres (cf. figure 3) fait peser des exigences très strictes en ce qui concerne les spectroradiomètres utilisés pour mesurer les rayonnements inférieures à 300 nm ; pour assurer une mesure précise, linstrument doit comporter une fonction spectrale instrumentale bien caractérisée, un étalonnage spectral précis et une plage dynamique étendue, sans pour autant présenter les problèmes habituels de diffusion des rayonnements de longueur donde supérieure. Une erreur détalonnage de 1 nm nest guère significative dans le visible, mais à 295 nm une valeur de 0,1 nm correspond à une différence de 10 % dans le rayonnement solaire enregistré. Nous utilisons les raies précises 253,7 nm, 284,9 nm, 302,2 nm et 337 nm de nos lampes détalonnage spectral afin dassurer la précision de la longueur donde. Nous utilisons des techniques de filtrage et des détecteurs « solar blind » afin de garantir que les réseaux holographiques de notre Monochromateur Double 77274 présentent un taux de réjection adéquat. La meilleure des instrumentations et le soin le plus minutieux ne permettent pas dassurer une grande précision, car les normes détalonnage sont limitées à un faible pourcentage de précision absolue.
Figure 3 : Spectres typiques des UV solaires au zénith en été et en hiver.Simulation des UV solaires
Les essais biologiques nécessitent une simulation précise des UV solaires, notamment dans la région des UVB. Lun des problèmes qui se posent est quil nexiste pas de données standard admises établies pour les UVB solaires.
Les données utilisées dans les normes ASTM 891 et 892 sont calculées à partir de la norme E 490 au moyen de modèles perfectionnés de propagation des rayonnements atmosphériques. Le tableau ci-dessous indique les valeurs correspondant aux plus faibles longueurs donde couvertes par les normes ; les normes ASTM ne sont de toute évidence pas appropriées pour la région 280-320 nm.
Tableau 2 : Valeurs déclairement aux plus faibles longueurs donde couvertes par les normes ASTM
| Longueurs donde les plus faibles (nm) |
Eclairement ASTM 891 AM 1,5 D (W/m-2 nm-1) |
Eclairement ASTM 892 AM 1,5 G (W/m-2 nm-1) |
Eclairement CIE AM 1 D (W/m-2 nm-1) |
| 305 |
0,0034 |
0,0092 |
0,0241 |
| 310 |
0,0156 |
0,0408 |
0,0683 |
| 315 |
0,0411 |
0,1039 |
0,135 |
| 320 |
0,0712 |
0,2379 |
0,1999 |
Afin de répondre au besoin de disposer dune norme utilisable exprimé par les chercheurs du domaine de lindustrie des cosmétiques, la CIE a accepté une proposition émanant du Sunscreen High SPF Working Group (Groupe de travail sur les écrans solaires haute protection) de lAssociation des Cosmétiques, Produits de Toilette et Parfums. Cette proposition définit un critère de plage dacceptation pour les simulateurs utilisés dans les essais destinés à évaluer lefficacité des écrans solaires. La sortie spectrale du simulateur en deçà de 320 nm doit être comprise entre deux courbes distantes lune de lautre de 6 nm. La figure 4 montre la plage dacceptation, basée à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. La figure 5 montre également de quelle manière nous parvenons à satisfaire cette exigence avec nos simulateurs dUV et notre filtre datténuation atmosphérique. Les simulateurs conformes à cette norme permettent de réaliser en laboratoire des essais de facteurs de protection solaire porteurs de sens. Lextension de la norme aux UVA est requise en raison de la reconnaissance croissante des dangers des UV de plus grande longueur donde.
Figure 4 : Plage dacceptation proposée pour les simulateurs utilisés dans les essais de facteurs de protection solaire.
Figure 5 : Le simulateur dUV Oriel équipé dun filtre datténuation atmosphérique (AA) est conforme à la plage dacceptation.Simulateur de spectre à visible / infrarouge réduits
Les UV représentent près de 3,5 % de la sortie dun simulateur AM 1 D. Des niveaux de rayonnement UV plus élevés accélèrent létude des effets des UV. Toutefois, les hauts niveaux de rayonnement UV produits par un simulateur conventionnel saccompagnent dune proportion plus élevée de visible et dinfrarouge. Les échantillons biologiques qui sont normalement simplement réchauffés par le rayonnement solaire normal peuvent être chauffés au-delà de leur limite de viabilité par un simulateur intense. Des conditions thermiques moins extrêmes pourraient masquer, au cours de létude, la véritable dépendance aux UV dun effet observé. Nos Simulateurs dUV éliminent la quasi-totalité du visible et de linfrarouge (85 %), permettant ainsi une exposition à un niveau de rayonnement UV considérablement plus élevé que le niveau solaire.
Figure 6 : Comparaison de léclairement dun simulateur dUV équipé dun filtre datténuation atmosphérique par rapport aux spectres solaires UV réels.Filtres UV
Les filtres passe-haut éliminent les UV de faible longueur donde. Le coefficient de transmission chute rapidement pour atteindre des valeurs négligeables en dessous de la coupure. On peut voir sur la figure 7 le facteur de transmission des filtres que nous utilisons pour simuler le facteur de transmission atmosphérique ainsi que pour séparer les UVC et les UVC + UVB. Notre gamme très complète de filtres large bande et à bande étroite offre une certaine souplesse dans la sélection du spectre de sortie. Par ailleurs, le faisceau collimaté sortant de nos simulateurs permet de simplifier la conception du filtre.
Remarque : tout filtre destiné à être utilisé dans un simulateur à sortie dUV devrait être stabilisé par lexposition aux UV. Il conviendra de prendre en compte lordre de positionnement du filtre ; les filtres hautement absorbants devront être éloignés le plus possible de la source. Dans le cas où les UV ne seraient pas nécessaires, un filtre passe-haut approprié suffira pour protéger les optiques et permettra de simplifier les exigences en matière de sécurité.
Figure 7 : Facteur de transmission des filtres UV.Effets biologiques de la lumière
Le rayonnement peut avoir sur les systèmes biologiques des effets bienfaisants ou nuisibles. La photosynthèse possède bien évidemment une importance vitale ; quant aux autres effets bienfaisants du rayonnement, ils comprennent la production de vitamine D3, la régularisation de lhumeur et les rythmes circadiens, ainsi que les autres bénéfices que nous retirons de leffet légèrement germicide du rayonnement solaire.
Le rayonnement solaire, et notamment le rayonnement UV, a cependant de nombreux effets nuisibles sur lhomme. Lexposition aux UV peut entraîner cancers de la peau, cataracte, perte de lélasticité cutanée, érythèmes, suppression du système immunitaire, photokératite et conjonctivite, bien que dans de nombreux cas, il reste difficile détablir clairement la relation existant entre lexposition aux UV et ces effets sur lorganisme. Un rayonnement simultané à des longueurs donde différentes peut permettre daméliorer certains de ces processus. La compréhension des effets du rayonnement solaire sur la croissance des plantes et du plancton est également importante pour évaluer les conséquences des modifications de lenvironnement.
Principaux spectres daction
Le spectre daction caractérise la dépendance à la longueur donde dune modification biologique déterminée. Les chercheurs continuent à mesurer les spectres daction correspondant aux processus biologiques importants, afin dobtenir ainsi une meilleure compréhension des effets du rayonnement et des potentielles modifications induites par la destruction de la couche dozone. La connaissance des spectres daction est dune grande aide dans le développement dagents de protection. Les spectres daction de divers effets nuisibles des ultraviolets ont été utilisés pour compiler la courbe dexposition maximale recommandée.
Les efforts de recherche actuels incluent des études de la relation existant entre les spectres daction monochromatiques et large bande, ainsi quune meilleure compréhension des phénomènes de photo-addition et de photo-récupération et du phénomène contesté de photo-augmentation.
Nous montrons ici des spectres daction pour lérythème, la carcinogenèse, ainsi que pour les modifications de lADN et linhibition de la photosynthèse dans la vie végétale. Tous ces spectres atteignent au maximum 300 nm mais possèdent des valeurs mesurables par lintermédiaire des UVA.
Différents types de spectres daction ont été définis pour les érythèmes, ce qui est compréhensible puisquil nexiste pas de « peau standard » ; les mesures indiquent que les spectres diffèrent selon la durée séparant lexposition de la mesure. Le spectre de Diffey possède une formule mathématique simple qui facilite la détermination de la dose érythémale effective une fois connu le spectre solaire ou simulé. Nous utilisons la formule de Diffey pour calculer les spectres defficacité pour les UV solaires et notre simulateur dUV. Les spectres defficacité présentés à la figure 8 utilisent la formule de Diffey ainsi que les spectres du soleil et du simulateur de la figure 6. La figure 9 montre que les longueurs donde provoquent effectivement un érythème, et prend en compte le spectre daction et la disponibilité du rayonnement à chaque longueur donde. On peut y constater que lefficacité maximale se situe en été à 305 nm. Cest la longueur donde à laquelle le spectre solaire (estival) rapidement montant compense le spectre daction descendante pour un effet maximal. En hiver, lefficacité est extrêmement réduite et le pic defficacité se situe à des longueurs donde bien plus grandes.
Figure 8 : Deux versions du spectre daction érythémal. La version de Diffey possède un modèle mathématique simple qui facilite le calcul des spectres defficacité.
Figure 9 : Efficacité érythémale du soleil estival et hivernal à midi et du simulateur dUV solaires Oriel avec filtre datténuation atmosphérique.
Figure 10 : Spectres daction de la liaison ADN-protéine chez lhomme2et tumorigenèse chez la souris 3.Le spectre de tumorigenèse chez la souris sans poil dans la région non transcrite UTR5 et le spectre daction des lésions ADN dans les cellules humaines indiquent une dépendance forte et profonde aux UV. Comme tous les spectres daction que nous présentons, ceux-ci ont été normalisés et nindiquent pas une sensibilité absolue au niveau de rayonnement. La quantification de la sensibilité réelle en cas dinduction tumorale est compliquée non seulement par la nature statistique du développement du cancer mais également par certains facteurs de protection contre les rayonnements. Les cellules irradiées in vitro ne possèdent pas la protection in vivo des couches épidermiques.
La figure 11 présente deux spectres daction de linhibition de la photosynthèse dans le phytoplancton antarctique (tirés de Helbling4 et Mitchell 5). Contrairement au phytoplancton tropical, le phytoplancton antarctique, qui est particulièrement bien adapté à lobscurité des eaux profondes (subpynocline), est fortement touché par le rayonnement UV. La sensibilité et la photoadaptabilité de cette matière de base vont influencer limpact sur le réseau trophique local du trou de la couche dozone au-dessus de lAntarctique. On a utilisé pour définir ces deux spectres un filtrage passe-haut du rayonnement solaire ; les différences peuvent être dues à la technique déchantillonnage (profondeur de léchantillon, par exemple) ou à la faible résolution spectrale de cette technique. Cette figure présente également un spectre (en une série de points discrets) des lésions ADN subies par des graines dalfalfa. Nous avons rééchelonné les points afin quils ne dépassent pas la valeur maximale de 1. Le minutieux travail quantitatif dorigine réalisé par Quaite et Sutherland au Laboratoire national de Brookhaven montre que les couches extérieures protègent les cellules et réduisent la sensibilité aux UVB par rapport à la sensibilité attendue des données recueillies du travail mené sur la susceptibilité des cellules végétales non protégées.
ATTENTION : les simulateurs solaires Oriel de Newport ne sont pas destinés à la recherche sur lhomme. Lexposition à un rayonnement UV intense peut provoquer de graves brûlures à retardement sur la peau et les yeux.
Figure 11 : Spectre daction de linhibition de la photosynthèse dans le phytoplancton antarctique, et spectre des lésions ADN subies par les graines d'alfalfa.Tous les spectres daction augmentent de matière radicale à mesure que décroît la longueur donde. A première vue, toute augmentation des UVB provoque une augmentation brutale des lésions ADN, de lérythème et de linhibition de la photosynthèse. Madronich7 a utilisé la mesure par satellite de la concentration dozone de 1979 à 1989 afin dévaluer les modifications intervenues dans les UV qui ont atteint la surface de la Terre au cours de cette période. Il a utilisé plusieurs spectres daction pour calculer les lésions ADN et végétales à diverses latitudes au cours de cette même décennie et en a conclu quil existait une augmentation de 7,4 % à 50° de latitude nord et une augmentation de 34 % à 75° de latitude sud. La difficulté à tirer des conclusions, même à lissue de mesures détaillées de la couche dozone, tient à lincertitude relative au spectre daction principal. Madronich a utilisé le spectre généralisé de lésions ADN de Setlow8 et le spectre de lésions végétales de Caldwell 9. De récentes études menées par le groupe de Sutherland 10 sur la peau humaine et les graines végétales mettent en doute lidée selon laquelle la potentielle augmentation des lésions ADN dues à des niveaux dUVB plus élevés sera plus importante que prévu. Elles soulignent que la plupart des précédents travaux ont sous-estimé les effets des UVA. Bien que ces effets présentent une sensibilité très faible aux UVA, ces derniers pénètrent dans les couches protectrices de lADN mieux que les UVB, et les UVA terrestres sont bien plus nombreux. Le spectre daction convolué de Quaite et Sutherland pour les lésions ADN subies par les graines dalfalfa à un niveau de rayonnement UVA solaire relativement élevé met en évidence la contribution significative des UVA. Puisque les niveaux dUVA ne modifieront pas la destruction de la couche dozone, les conclusions fondées sur laugmentation des UVB surestiment limpact de cette perte dozone. Des données complémentaires11 sur les lésions provoquées par les UV sur le phytoplancton étayent la position de Sutherland.
1) Diffey, B. Private Communication (1992-1993)
2) Peak, J.G. and Peak M.J. Mutation Research, 246 (1991) 187-191
3) Van der Leun Private Communication (1992-1993)
4) Helbling et al. Marine Ecology Progress Series Vol 80:89-100, 1992
5) Mitchell, B.G. and Karentz, D., Antarct. J. U.S. 26, 119-120, 1991
6) Quaite, F.E., Sutherland, B.M. and Sutherland J.C. Nature Vol 358, p 576, August 1992
7) Madronich, S. Geophysical Research Letters, Vol 19, No. 1, pp 37-40, 1992
8) Setlow, R.B., Proc. Natl. Acad. Sci. 71 3363-3366, 1974
9) Caldwell, M.M. et al. pp 87-111 Stratospheric ozone reduction, solar ultraviolet radiation and plant life, Worrest and Caldwell Editors, Springer Verlag, 1986
10) Freeman et al., Proc Nat'l. Acad Sci. U.S.A., Vol 86 pp 5605-5609, July 1989
11) Ryan, K.G.J. Photochem. Photobiol. B: Biol., 13 (1992) 235-240